Mon avis sur la Nintendo Switch 2 : test et bilan complet après un an 

Mon avis sur la Nintendo Switch 2 : test et bilan complet après un an 

Je me souviens encore de l’annonce de la Nintendo Switch 2 en juin 2025. J’étais à la fois impatiente de découvrir la nouvelle console et un peu méfiante. J’ai adoré la première Switch. J’y ai passé des centaines d’heures et essayé presque tous les gros jeux sortis dessus. Mais avec le temps, j’avais fini par moins l’utiliser, me demandant parfois s’il ne fallait pas me tourner vers d’autres machines, comme je l’évoquais dans mon guide complet pour choisir sa console de jeux. Non pas parce que les jeux étaient moins bons, mais simplement parce que la console commençait à montrer ses limites.

Quand la nouvelle machine hybride de Nintendo est arrivée, j’en attendais beaucoup. Un an plus tard, après plusieurs centaines d’heures passées dessus, je peux enfin vous donner un avis vraiment complet sur la Switch 2. Est-elle à la hauteur des attentes ? Est-ce qu’elle mérite son prix ? Quels sont ses vrais points forts… et ses défauts ? Je vous livre ici mon retour d’expérience.

Mon avis en bref : faut-il l’acheter ?

La Nintendo Switch 2 corrige la plupart des défauts de la première Switch grâce à des performances bien supérieures, une interface enfin fluide et une excellente rétrocompatibilité. En revanche, son autonomie limitée, son prix élevé et un catalogue d’exclusivités encore en construction empêchent, pour l’instant, d’en faire un achat indispensable pour tous. Si vous êtes fan de Nintendo ou que vous venez d’une première Switch, c’est une excellente évolution. Si vous possédez déjà une Switch OLED, mieux vaut attendre quelques grosses exclusivités supplémentaires avant de franchir le pas.


Nintendo Switch 2 - console de jeux portable

Points forts 🟢

  • Performances nettement supérieures à la première Switch
  • Excellente rétrocompatibilité avec les jeux Switch

Points faibles 🔴

  • Autonomie décevante sur les jeux les plus exigeants
  • Catalogue d’exclusivités encore trop limité
Note 8,5 / 10

⚡ La Nintendo Switch 2 est faite pour vous si…

  • Vous possédez une première Switch et souhaitez un vrai gain de performances.
  • Vous jouez principalement en mode portable.
  • Vous voulez profiter des prochaines exclusivités Nintendo.
  • La rétrocompatibilité avec vos jeux Switch est importante.


Design, prise en main et finition : la Nintendo Switch 2 monte en gamme 

Avec ses dimensions de 27,2 × 11,6 × 1,4 cm et ses 534 g avec les Joy-Con 2 installés, la Nintendo Switch 2 est plus grande et un peu plus lourde que la première génération. Ce gain en taille se ressent immédiatement en main. 

D’ailleurs, la console donne une impression de solidité que je n’avais pas forcément avec la première Switch. Les matériaux sont plus agréables, les assemblages plus soignés et l’ensemble paraît nettement plus haut de gamme.

Fluidité de l’interface et eShop : enfin au niveau en 2026 

S’il y a bien une chose qui m’agaçait sur la première Switch, c’était sa lenteur. Ouvrir l’eShop demandait parfois une bonne dose de patience, les menus n’étaient pas toujours très réactifs et certaines opérations semblaient interminables.

Sur la Nintendo Switch 2, ce problème disparaît presque complètement. Les menus répondent immédiatement, l’eShop s’ouvre rapidement et les téléchargements démarrent sans attendre. Dit comme ça, cela peut sembler anecdotique. Pourtant, lorsqu’on utilise sa console tous les jours, ce sont ces petits détails qui rendent l’expérience beaucoup plus agréable.

Je ne pensais pas que Nintendo réussirait à corriger ce point aussi efficacement. Aujourd’hui, revenir sur la première Switch donne vraiment l’impression de revenir plusieurs années en arrière.

Les Joy-Con 2 : une évolution qui change vraiment le quotidien

C’est probablement l’amélioration que j’ai le plus appréciée dès les premières minutes. Nintendo abandonne enfin les rails de fixation au profit d’un système magnétique. Les Joy-Con 2 s’installent en un instant et restent parfaitement en place. Pour les retirer, il suffit d’appuyer sur le bouton situé à l’arrière.

Le résultat est beaucoup plus rassurant. La console paraît plus rigide en mode portable et l’ensemble inspire davantage confiance.

D’ailleurs, Nintendo ne s’est pas contenté de modifier la fixation. Les Joy-Con 2 sont légèrement plus grands. Les sticks présentent une meilleure prise en main, les boutons sont plus agréables à utiliser et les gâchettes procurent un meilleur ressenti. Même constat pour la manette Pro 2, qui me semble clairement plus réussie que la précédente

L’autre nouveauté intéressante concerne leur fonctionnement en mode souris. Il suffit de faire glisser un Joy-Con sur une surface plane pour l’utiliser comme un pointeur. Ce n’est pas une fonction futile : dans certains jeux de stratégie, de gestion ou même dans certains FPS, la précision est réellement meilleure.

GameChat et le bouton C : enfin un vrai chat vocal

Nintendo rattrape aussi son retard sur les fonctions en ligne. Le nouveau bouton C, présent sur le Joy-Con droit, donne accès au GameChat. Cette fonction permet de discuter avec ses amis directement depuis la console, en voix et même en vidéo lorsqu’une caméra compatible est utilisée.

Le microphone intégré fonctionne étonnamment bien et évite d’avoir recours à une application mobile comme c’était le cas auparavant. D’après Digital Foundry, il s’agit même de l’un des meilleurs systèmes de chat vocal intégrés actuellement disponibles sur console. Après plusieurs essais, je comprends assez facilement pourquoi.

Écran LCD 1080p 120Hz vs OLED : que vaut l’affichage de la Nintendo Switch 2 ? 

C’était probablement ce qui m’inquiétait le plus avant de recevoir la console. Après plusieurs années passées sur la Switch OLED, revenir à un écran LCD me semblait être un énorme pas en arrière. J’avais peur de perdre ces noirs profonds et ce contraste que j’appréciais énormément. Finalement, je me suis trompée.

La Nintendo Switch 2 adopte un écran LCD de 7,9 pouces affichant une définition 1080p, compatible HDR10, avec un taux de rafraîchissement pouvant atteindre 120 Hz grâce au VRR.

Sur le papier, certains regretteront forcément l’abandon de l’OLED. Pourtant, à l’usage, cet écran possède de sérieux arguments. La définition est bien supérieure à celle de la Switch OLED (720p). L’image est plus nette, les jeux gagnent en finesse avec le taux de rafraîchissement de 120 Hz, et la taille supplémentaire renforce vraiment l’immersion.

Le HDR apporte également un vrai plus sur les jeux compatibles. Les couleurs sont plus éclatantes et certaines scènes profitent d’une meilleure dynamique. J’ai finalement beaucoup moins regretté l’OLED que je ne l’imaginais.

Mon ressenti au quotidien n’est cependant pas partagé par tout le monde. Les analyses de Digital Foundry sont beaucoup plus réservées sur cette dalle. Le média pointe notamment une gestion du mouvement perfectible, avec un flou de persistance plus marqué que prévu sur un écran moderne, ainsi qu’une réactivité assez moyenne. Le HDR est lui aussi critiqué : l’absence de gradation locale et une luminosité maximale relativement limitée l’empêchent d’exprimer tout son potentiel.

Dans mon utilisation quotidienne, ces défauts ne m’ont jamais réellement gênée. En revanche, si vous êtes particulièrement sensible à la qualité d’affichage ou que vous venez d’un excellent écran OLED, ce sont des éléments qu’il vaut mieux avoir en tête.


La Nintendo Switch 2 posée sur une table de salon épurée

Les performances : une vraie Switch nouvelle génération ?

Le changement le plus spectaculaire se ressent une fois les jeux lancés. La Nintendo Switch 2 embarque une puce développée par NVIDIA, accompagnée de 12 Go de mémoire vive, contre seulement 4 Go sur la première Switch. Sur le papier, Nintendo parle d’un bond considérable. En pratique, cela se voit immédiatement.

On est très loin de la première Switch. Les temps de chargement sont plus courts, les jeux sont plus fluides et, surtout, la console est enfin capable d’afficher des titres exigeants sans donner l’impression d’être constamment à la limite de ses capacités. Après plusieurs mois d’utilisation, c’est probablement l’amélioration que je ressens le plus au quotidien.

De plus, pouvoir jouer en 1080p à 60 images par seconde en mode portable change vraiment l’expérience. Et quand je relance ensuite un jeu sur la première Switch, la différence saute immédiatement aux yeux.

Le DLSS : la technologie qui change tout

S’il y a une technologie qui explique en grande partie les performances de la Switch 2, c’est le DLSS de NVIDIA. Son principe est simple : au lieu de calculer une image directement en très haute définition, la console la génère dans une résolution plus faible. Puis, l’intelligence artificielle se charge de la reconstruire avec un niveau de détail très convaincant. Ainsi, la console peut afficher une image proche de la 4K tout en conservant de bonnes performances.

Digital Foundry insiste d’ailleurs sur ce point. Même lorsque la résolution native est inférieure à celle de certaines consoles concurrentes, le rendu final reste souvent plus propre grâce au DLSS. Je trouve donc que Nintendo a fait le bon choix. Plutôt que de courir après la puissance brute, la Switch 2 mise sur des technologies intelligentes pour tirer le meilleur parti de son matériel. Et dans la majorité des jeux, ça fonctionne vraiment bien.

⚡ L’intérêt du DLSS

Le DLSS permet à la Switch 2 d’afficher une image proche de la 4K tout en limitant la puissance nécessaire. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles la console parvient à faire tourner des jeux beaucoup plus ambitieux que la première Switch.

Le ray tracing : une vraie évolution

La Nintendo Switch 2 prend également en charge le ray tracing, une technologie qui améliore le rendu des reflets, des ombres et de l’éclairage. Sur le papier, cela pouvait sembler ambitieux pour une console portable. Pourtant, plusieurs jeux montrent que cette fonctionnalité est bien exploitée.

Digital Foundry cite notamment Star Wars Outlaws, qui conserve son éclairage global (RTGI) et ses reflets, ou encore Indiana Jones, qui profite lui aussi du ray tracing. Évidemment, on reste loin de ce que peuvent proposer les PC haut de gamme. Mais voir ce type d’effets graphiques sur une console Nintendo reste assez impressionnant.

L’autonomie de la Nintendo Switch 2

S’il y a un domaine où la Switch 2 m’a réellement déçue, c’est celui de l’autonomie. Avec sa batterie de 5 220 mAh, Nintendo annonce une autonomie comprise entre 2 et 6 h 30, selon les jeux utilisés. Dans les faits, c’est plutôt réaliste.

Sur un jeu très gourmand comme Cyberpunk 2077, on se rapproche rapidement des deux heures d’utilisation. À l’inverse, des jeux plus légers permettent de jouer beaucoup plus longtemps.

Le problème, c’est que cette autonomie est en recul par rapport à la Switch OLED, qui pouvait tenir entre 4 h 30 et 9 heures. Digital Foundry et TechSpot arrivent au même constat : c’est l’un des principaux points faibles de la console. De mon côté, ce n’est pas quelque chose qui m’a vraiment pénalisée. J’ai presque toujours une batterie externe ou une prise électrique à proximité. En revanche, je comprends parfaitement que les joueurs qui voyagent souvent ou qui jouent plusieurs heures loin de chez eux puissent trouver cette baisse d’autonomie frustrante.

📌 À retenir
  • Performances largement supérieures à la première Switch.
  • Meilleure qualité d’image en mode portable.
  • Autonomie en baisse par rapport à la Switch OLED.

Une rétrocompatibilité qui fait vraiment plaisir

C’est l’une des meilleures décisions prises par Nintendo. La Switch 2 assure une rétrocompatibilité physique et numérique avec la quasi-totalité de la ludothèque de la première Switch. Et le plus intéressant, c’est que cette rétrocompatibilité ne consiste pas simplement à lancer les anciens jeux. Dans de nombreux cas, ils fonctionnent mieux.

Les jeux qui utilisaient une résolution dynamique montent plus facilement en qualité d’image, et les chutes de fréquence d’images sont largement réduites. De même, plusieurs titres gagnent en fluidité sans même recevoir de mise à jour spécifique.

D’ailleurs, Digital Foundry considère qu’il s’agit de la meilleure rétrocompatibilité jamais proposée par Nintendo. Je partage complètement cet avis. Pouvoir redécouvrir toute sa bibliothèque Switch dans de meilleures conditions donne immédiatement de la valeur à la nouvelle console. Certains jeux vont même encore plus loin grâce aux versions Switch 2 Edition, qui ajoutent des améliorations graphiques et techniques spécifiques.


Mon expérience après un an d’utilisation

Lorsque Nintendo a présenté la Switch 2, j’étais partagée. D’un côté, j’avais très envie de retrouver les sensations que m’avait offertes la première Switch pendant toutes ces années. De l’autre, je me demandais si cette nouvelle console allait vraiment réussir à me faire revenir chez Nintendo.

Entre-temps, mes habitudes avaient changé. Je jouais de plus en plus sur Steam Deck OLED, notamment pour les jeux indépendants, les RPG et tous les titres que la première Switch avait de plus en plus de mal à faire tourner. Ma Switch passait parfois plusieurs jours, voire plusieurs semaines, sans quitter son dock. 

Je ne pensais pas retrouver aussi rapidement le plaisir que j’avais eu à ses débuts. Et pourtant, après un an d’utilisation, c’est exactement ce qui s’est produit. La Switch 2 est redevenue ma console portable principale. Pas uniquement parce qu’elle est plus puissante, mais parce qu’elle rend l’expérience beaucoup plus agréable au quotidien.

L’interface est rapide, les jeux sont plus fluides, les temps de chargement sont réduits et la machine donne enfin l’impression d’être au niveau des standards actuels. Ce n’est pas une révolution comparable à la première Switch. En revanche, c’est une évolution suffisamment importante pour que j’aie retrouvé l’envie de jouer régulièrement sur une console Nintendo.

La Switch 2 posée sur une table de chevet en journée

Les jeux de la Nintendo Switch 2 : bilan de la première année 

La première année de la Switch 2 a été plutôt animée. Nintendo a réussi à proposer régulièrement de nouveaux jeux, avec quasiment une sortie importante chaque mois. Évidemment, toutes les expériences n’ont pas eu le même impact. Certains titres m’ont agréablement surprise, tandis que d’autres m’ont laissée plus perplexe. J’y reviens plus en détail un peu plus bas : ce qui manque encore, c’est LE jeu capable à lui seul de faire vendre la console

Mario Kart World : une belle évolution, mais pas la révolution attendue

Mario Kart World a été le premier gros rendez-vous de la Nintendo Switch 2. Visuellement, le jeu est superbe. Les circuits sont magnifiques, les environnements sont beaucoup plus vivants et le nouveau mode élimination apporte une vraie nouveauté à la formule.

Pourtant, je dois reconnaître que je suis moins tombée sous le charme que prévu. J’ai finalement relancé Mario Kart 8 Deluxe plus souvent que Mario Kart World. Certaines nouvelles mécaniques ne m’ont pas totalement convaincue, et le monde ouvert, même s’il est impressionnant au premier regard, m’a parfois semblé manquer de contenu.

Digital Foundry considère que le jeu reste une réussite, mais souligne également qu’il ne bouleverse pas autant la série qu’on aurait pu l’espérer. Mario Kart World est un très bon jeu. Mais après plusieurs années d’attente, j’espérais peut-être une évolution plus marquante.

Donkey Kong Bananza : la vraie démonstration du potentiel de la Nintendo Switch 2

S’il y a un jeu qui m’a vraiment convaincue, c’est Donkey Kong Bananza. Nintendo a enfin offert à Donkey Kong une aventure à la hauteur de son potentiel. Le système de destruction basé sur les voxels apporte une vraie sensation de liberté. Pouvoir modifier les environnements et interagir avec presque tout autour de soi donne une impression de fraîcheur.

C’est aussi probablement le jeu qui montre le mieux pourquoi la Nintendo Switch 2 existe. La puissance supplémentaire n’est pas seulement utilisée pour afficher de plus beaux graphismes. Elle permet de proposer des mécaniques qui auraient été difficiles à imaginer sur l’ancien modèle.

J’ai adoré mon expérience dessus. La seule réserve concerne peut-être le côté répétitif de certaines actions, notamment le fait de beaucoup utiliser la même attaque pour creuser et détruire. Certains joueurs pourront finir par trouver la formule un peu lassante. Mais dans l’ensemble, c’est clairement l’un des jeux qui justifie le passage à la Nintendo Switch 2.

Pokémon Pokopia : une surprise qui ne plaira pas à tout le monde

Pokémon Pokopia est probablement le jeu qui divise le plus. Certains joueurs n’ont pas accroché, tandis que d’autres ont complètement été absorbés par son univers.

Personnellement, j’ai fait partie de la deuxième catégorie. J’ai largement dépassé la centaine d’heures dessus. Il y a quelque chose de très prenant dans cette progression tranquille, cette envie permanente d’améliorer son environnement et de découvrir de nouvelles possibilités.

En revanche, il faut être honnête : si vous n’avez pas une vraie affection pour l’univers Pokémon, l’intérêt risque d’être beaucoup plus limité. Ce n’est pas forcément le jeu qui va convaincre les nouveaux joueurs.

Metroid Prime 4 : la grosse déception

À l’inverse, le jeu qui m’a le plus déçue est probablement Metroid Prime 4. J’attendais énormément le retour de Samus. Après une aussi longue attente, beaucoup de joueurs espéraient retrouver un épisode marquant.

Malheureusement, le résultat ne m’a pas convaincue. Les critiques reviennent souvent sur les mêmes points : un level design trop basé sur les allers-retours, des personnages secondaires peu mémorables et une impression générale de manque d’ambition. Ce n’est pas un mauvais jeu. Mais ce n’est clairement pas le grand retour que beaucoup imaginaient.

Le soutien des éditeurs tiers : la vraie bonne surprise

Pendant longtemps, les consoles Nintendo ont souffert d’un problème récurrent : beaucoup de gros jeux tiers sortaient uniquement sur PlayStation, Xbox ou PC.

Avec la Switch 2, la situation semble différente. Dès le lancement, plusieurs gros titres sont arrivés sur la console. Final Fantasy VII Rebirth de Square Enix, Cyberpunk 2077, ou encore plusieurs productions Capcom montrent que les développeurs considèrent enfin la plateforme comme une machine capable d’accueillir des jeux ambitieux.

Le cas de Cyberpunk 2077 est particulièrement intéressant. Voir un jeu aussi exigeant tourner correctement sur une console portable Nintendo était difficile à imaginer quelques années auparavant. Digital Foundry considère ce portage comme particulièrement réussi.

D’autres gros projets sont également attendus, avec notamment Elden Ring, un nouveau titre de FromSoftware, Tomb Raider Atlantis annoncé pour 2027, ou encore Fallout 4 de Bethesda. Même Indiana Jones semble profiter d’une adaptation réussie sur Nintendo Switch 2.

Toutefois, il reste une petite incohérence. Digital Foundry remarque que les propres jeux Nintendo utilisent encore assez peu certaines technologies comme le DLSS ou le ray tracing, alors que les éditeurs tiers commencent déjà à les exploiter davantage. C’est assez surprenant, car Nintendo pourrait probablement encore mieux mettre en avant les capacités techniques de sa console.


Les limites qui m’empêchent encore de recommander la Switch 2 à tout le monde

La communication de Nintendo

S’il y a une critique importante que j’adresse à Nintendo aujourd’hui, elle concerne sa communication. Pendant l’époque de la première Switch, les joueurs avaient souvent une meilleure visibilité sur les mois et années à venir. On savait quels gros projets étaient en préparation.

Avec la Switch 2, c’est beaucoup plus flou. Aujourd’hui, nous avons Mario Kart World, Donkey Kong Bananza et Pokémon Pokopia, mais beaucoup de joueurs attendent encore les annonces de grandes exclusivités qui font vraiment rêver : un nouveau grand Zelda, un nouveau Mario majeur, une vraie feuille de route. 

Le contexte est d’autant plus important que le prix de la console doit augmenter prochainement. Les joueurs attendent donc que Nintendo donne davantage de raisons de franchir le pas. Même des licences très attendues comme Fire Emblem restent encore sans véritable date de sortie. Ce manque de visibilité est probablement l’un des aspects les plus frustrants actuellement.

Les rééditions à prix fort

Pendant plusieurs années, Nintendo a largement réutilisé le catalogue de la Wii U sur Switch. Et finalement, c’était assez logique. La Wii U n’avait été vendue qu’à environ 13 millions d’exemplaires, alors que la Switch a dépassé les 155 millions de ventes. Ressortir des jeux comme Mario Kart 8 Deluxe permettait donc à une immense majorité de joueurs de découvrir des titres qu’ils n’avaient jamais pu essayer auparavant.

La situation est différente aujourd’hui. Avec la Switch 2, Nintendo commence à ressortir certains jeux de la première Switch dans des versions améliorées. Et cette fois, j’ai beaucoup plus de mal à accepter la stratégie. Voir des jeux comme Super Mario Bros. Wonder ou Yoshi et le livre mystérieux revenir à environ 80 €, alors que leur version Switch coûtait entre 50 et 60 €, me pose vraiment question. À ce prix-là, l’achat devient beaucoup plus difficile à justifier.

Un jeu comme Mario Tennis proposé à 80 € ? Je comprends que Nintendo considère ses licences comme premium, mais je ne suis pas certaine que beaucoup de joueurs aient envie de payer ce tarif pour une expérience qui reste proche de ce qui existait déjà.

Je repense notamment à certaines compilations sorties à l’époque de la Wii. Pour environ 45 €, on pouvait obtenir plusieurs jeux cultes, avec des bonus, des galeries d’illustrations et un véritable effort sur la présentation. Aujourd’hui, la sensation est différente. Sony, lorsqu’il ressort des titres comme Horizon Zero Dawn ou The Last of Us, ne profite généralement pas d’une réédition pour augmenter brutalement le prix de 20 €. Nintendo possède des licences extrêmement fortes, mais cette politique tarifaire risque de finir par fatiguer une partie des joueurs.

Les Game Key Cards

Autre sujet qui divise beaucoup les joueurs : les Game Key Cards. Le principe est assez particulier. Vous achetez un jeu en version physique, avec une boîte et une cartouche. Mais contrairement aux anciennes générations, la cartouche ne contient pas forcément l’intégralité du jeu. Elle sert essentiellement de clé permettant de télécharger le contenu complet depuis les serveurs de Nintendo.

Et c’est là que le problème apparaît. On perd une partie des avantages du format physique, sans vraiment profiter des avantages du numérique. Vous devez toujours conserver une cartouche, retrouver votre boîte et insérer le jeu dans la console. Mais derrière, vous dépendez quand même d’un téléchargement et d’une connexion internet pour installer ou récupérer le contenu. Ce n’est donc ni le confort du dématérialisé, ni la sécurité d’un véritable jeu physique stocké entièrement sur une cartouche.

Je comprends pourquoi les éditeurs font ce choix : les jeux modernes prennent énormément de place et les cartouches haute capacité coûtent cher. Mais pour les joueurs, le résultat est difficile à défendre.

Un autre testeur a comparé 25 jeux tiers sortis sur la Nintendo Switch 2 et a constaté que la majorité utilisaient ce système. À titre de comparaison, sur 50 jeux PlayStation 5, seuls quelques-uns nécessitaient un téléchargement massif supplémentaire. 

Le problème n’est donc pas simplement une évolution générale de l’industrie. Certains constructeurs continuent encore de proposer de vrais jeux physiques.

Nintendo Switch 2 posée sur une table dans un jardin

Le confort en mode portable

C’est probablement le point où la Nintendo Switch 2 reste la plus difficile à remplacer. Je joue énormément en mode portable : dans le canapé, dans le lit, dans les transports ou simplement quand je veux jouer rapidement sans m’installer devant un écran. C’est ce qui faisait toute la magie de la première Switch. Et avec la Switch 2, je retrouve enfin cette sensation d’avoir une vraie console portable capable de proposer des expériences ambitieuses.

La puissance supplémentaire change beaucoup de choses. Les jeux sont plus beaux, plus fluides et beaucoup plus agréables à parcourir en déplacement. Cependant, tout le monde ne ressentira pas forcément la même chose.

Les joueurs habitués à une Switch Lite pourront être surpris par le poids et les dimensions de cette nouvelle génération. La différence se remarque particulièrement pendant les longs trajets ou lorsqu’on transporte la console dans un sac. Ce n’est pas une console ultra compacte. Elle reste portable, mais elle se rapproche davantage d’une machine portable haut de gamme que d’une petite console nomade.

Ceci dit, la prise en main reste excellente. Certains testeurs ont même comparé le confort des commandes à celui de la Wii U GamePad, ce qui est un compliment assez important quand on connaît la réputation de cette manette. Personnellement, après plusieurs heures de jeu, je trouve que la console trouve naturellement sa place entre les mains.

Les coques NYXI

J’ai également amélioré mon expérience avec quelques accessoires, notamment les coques NYXI. Et je dois reconnaître que la différence est importante. Elles améliorent clairement la prise en main, offrent davantage de confort et rendent les longues sessions en mode portable beaucoup plus agréables. Les sticks sont plus faciles à utiliser et la console semble mieux adaptée aux grandes mains.

Après avoir joué plusieurs semaines avec ces accessoires, revenir aux Joy-Con classiques demande un petit temps d’adaptation. Ce n’est évidemment pas indispensable pour tout le monde. Mais si vous jouez principalement en mode portable, c’est probablement l’un des meilleurs investissements possibles pour améliorer votre confort.

L’absence d’un grand jeu « A » : le vrai manque de la Switch 2

Je vois régulièrement des joueurs dire : « il n’y a aucun jeu sur Switch 2 ». Je trouve cette affirmation exagérée. Il y a des jeux. Certains sont même très bons.

En revanche, je comprends parfaitement la frustration derrière cette phrase. Ce qui manque encore à la console, c’est ce grand jeu qui devient immédiatement une référence. Le fameux jeu « A ». Un titre ambitieux, parfaitement maîtrisé, dont tout le monde parle et qui donne une vraie raison d’acheter la console. 

Sur la première Switch, on pense évidemment à Breath of the Wild, Super Mario Odyssey, Metroid Dread, Luigi’s Mansion 3 ou encore Super Mario Wonder. Ces jeux avaient une identité forte. Ils donnaient l’impression que Nintendo était au sommet de son savoir-faire.

Sur Switch 2, pour le moment, je trouve qu’il y a beaucoup plus de jeux intermédiaires. Des jeux agréables. Des jeux corrects. Mais encore peu de titres qui donnent cette sensation de rendez-vous incontournable.

Le problème est encore plus visible maintenant que les jeux Nintendo atteignent régulièrement les 80 €. À 50 €, je pouvais facilement tenter ma chance avec un jeu simplement sympathique. À 80 €, j’attends davantage. Il faudra probablement un très grand titre pour convaincre les joueurs de franchir le pas sans hésitation.

L’aspect familial : une dimension que Nintendo semble avoir délaissée ?

Nintendo a toujours eu une image très forte auprès des familles. La NES, la DS ou encore la Wii ont marqué plusieurs générations grâce à des jeux accessibles, faciles à prendre en main, même pour des joueurs débutants. C’est justement pour cette raison que je me suis posé une question avec la Nintendo Switch 2 : est-elle toujours une bonne porte d’entrée vers le jeu vidéo pour les enfants ?

Avec ma petite nièce, j’ai essayé de trouver des jeux adaptés, et j’ai été plutôt déçue. Le problème n’est pas que les jeux soient mauvais, mais beaucoup demandent désormais davantage de lecture, de réflexion ou de maîtrise des commandes. Pour un jeune enfant qui découvre le jeu vidéo, certaines expériences peuvent rapidement devenir compliquées.

Par exemple, Yoshi et le livre mystérieux donne l’impression d’être pensé pour les plus jeunes. Pourtant, dans la pratique, le jeu demande déjà une certaine compréhension des mécaniques et des objectifs. Pour un enfant de 5 ans, il peut être difficile de progresser seul. Résultat : il finit souvent par demander de l’aide à un adulte.

C’est un contraste assez étonnant quand on repense aux anciennes consoles Nintendo. La NES, la DS ou la Wii proposaient beaucoup de jeux immédiatement accessibles : quelques boutons, des règles simples, et le plaisir commençait rapidement.

Aujourd’hui, une partie des expériences les plus faciles à prendre en main se trouve surtout sur mobile (n’hésitez pas à jeter un œil à notre comparatif des meilleurs smartphones si vous cherchez un écran adapté au jeu). Le problème, c’est que l’univers mobile est aussi rempli de jeux beaucoup moins qualitatifs, souvent conçus davantage pour multiplier les achats intégrés que pour proposer une vraie expérience de jeu.

Nintendo a peut-être perdu une partie de ce qui faisait sa force : proposer des jeux capables de réunir toute la famille autour d’une expérience simple et immédiatement amusante.

J’ai finalement trouvé davantage mon bonheur avec des titres comme Katamari Damacy ou Cuphead (davantage pour son univers et ses sensations que pour son niveau de difficulté). Mais dans ces cas-là, je n’ai pas forcément besoin d’une Nintendo Switch 2 pour en profiter.

Le prix : une console de plus en plus difficile à justifier

Le prix est probablement l’un des sujets les plus sensibles concernant la Switch 2. La console est actuellement vendue 469,99 €, mais son tarif doit passer à 499,99 € dès le 1er septembre 2026 en Europe. Aux États-Unis, le prix évoluera également de 449,99 $ à 499,99 $, tandis qu’au Canada il passera de 629,99 $ à 679,99 $.

À cela, il faut évidemment ajouter le prix des jeux et des accessoires. Et c’est là que la facture commence réellement à devenir importante.

Ce sentiment revient régulièrement dans les discussions entre joueurs : le jeu vidéo traditionnel devient progressivement un loisir de plus en plus coûteux. Une console à près de 500 €, des jeux à 80 €, des accessoires supplémentaires nécessaires pour profiter pleinement de l’expérience… l’investissement demandé n’est plus anodin.

Le problème n’est pas forcément que la Nintendo Switch 2 soit trop chère par rapport à ses capacités techniques. La console propose clairement une amélioration importante par rapport à la première Switch. Mais pour beaucoup de joueurs, la question est plutôt : est-ce que les jeux proposés justifient aujourd’hui un tel investissement ? C’est probablement là que Nintendo doit encore convaincre.


Le tableau comparatif : Nintendo Switch 2 vs Switch OLED vs PS5

Critère Nintendo Switch 2 ✨ Nintendo Switch OLED PlayStation 5
Écran 7,9″ LCD 1080p HDR 120 Hz 7″ OLED 720p N/A
Performances Environ 10x plus puissante (DLSS) Base Switch originale Console de salon 4K ultra-puissante
RAM / Stockage 12 Go / 256 Go 4 Go / 64 Go 16 Go / 825 Go
Autonomie 2 h à 6,5 h 4,5 h à 9 h N/A
Prix (2026) 469,99 € (bientôt 499,99 €) ~350 € ~550 €

eShop et Nintendo Switch Online : encore des progrès à faire

L’eShop de la Switch 2 représente une amélioration par rapport à celui de la première Switch. Les menus sont plus rapides, la navigation est plus agréable et l’expérience générale est moins frustrante.

Toutefois, certains problèmes restent présents. La boutique reste envahie par une quantité impressionnante de jeux de qualité très variable. Entre les productions indépendantes réussies et les titres développés rapidement pour profiter de la visibilité de l’eShop, il devient parfois difficile de trouver les vraies pépites.

Le service en ligne Nintendo reste également un point faible. L’arrivée des jeux rétro est intéressante, mais l’expérience manque encore de modernité. Par exemple, l’émulation Nintendo 64 souffre toujours de certaines limitations, comme l’absence de personnalisation complète des commandes. Pour une entreprise avec l’expérience de Nintendo, ces petits détails sont difficiles à comprendre.

La politique d’ajout de nouveaux jeux reste aussi très lente. Comme à l’époque de la console virtuelle Wii, les nouveautés arrivent au compte-gouttes, souvent avec seulement quelques titres ajoutés régulièrement. Face aux offres concurrentes plus dynamiques, comme le catalogue renouvelé du PlayStation Plus en juin 2026 ou le Game Pass, le service Nintendo Online donne parfois l’impression d’être resté bloqué dans une autre époque. 

Concernant l’achat numérique, je préfère largement les modèles proposés sur PC avec des plateformes comme Steam ou GOG. La possibilité de demander un remboursement apporte une sécurité supplémentaire aux joueurs. Sur Nintendo, cette flexibilité n’existe toujours pas.


Les points forts et les points faibles de la Nintendo Switch 2

Les points forts

  • Rétrocompatibilité optimisée : Graphismes rehaussés et temps de chargement réduits.
  • Stockage de 256 Go : Un confort nettement supérieur par rapport à la première V1.
  • GameChat efficace : Excellent système de chat vocal directement intégré.
  • Éditeurs tiers au rendez-vous : Présence de blockbusters comme Cyberpunk 2077.
  • Interface fluide : Navigation rapide et eShop enfin réactif.

Les points faibles

  • Autonomie décevante : Seulement 2 h à 6 h 30 selon la gourmandise des jeux.
  • Écran LCD : Malgré les 1080p et 120 Hz, l’absence d’OLED se fait sentir.
  • Prix élevé : Tarif à 499 € sans « grand jeu » fédérateur au lancement.
  • Pas de VRR en docké : Une contrainte technique étonnante sur TV.
  • Game Key Cards & Jeux à 80 € : Dérive tarifaire et physique contestable.

Faut-il acheter la Nintendo Switch 2 en 2026 ? Mon avis selon votre profil 

La Nintendo Switch 2 est une excellente console, mais son intérêt dépend énormément du profil du joueur.

Si vous êtes un fan de Nintendo : oui, l’achat est logique

Pour les joueurs qui aiment les licences Nintendo, la Switch 2 représente naturellement la prochaine étape. La console va accueillir les grandes exclusivités des prochaines années. De plus, elle bénéficie d’une excellente rétrocompatibilité et profite d’un soutien des éditeurs tiers bien supérieur à celui des anciennes consoles Nintendo. Si vous savez déjà que vous allez jouer aux prochains Mario, Zelda, Pokémon ou Metroid, l’investissement est beaucoup plus facile à justifier.

Faut-il remplacer sa Switch OLED par la Switch 2 ? 

La Switch OLED reste une excellente machine. Son écran conserve certains avantages grâce à la technologie OLED, notamment au niveau du contraste, et son autonomie est meilleure. Si vous jouez principalement à des jeux indépendants, à des titres déjà sortis ou que vous êtes satisfait du catalogue actuel, passer immédiatement à la Switch 2 n’est pas forcément indispensable. L’amélioration est réelle, mais elle n’est pas encore aussi spectaculaire qu’un changement complet de génération. 

Si vous cherchez une console familiale : attendez encore

C’est probablement le point qui me laisse le plus dubitative. La Nintendo Switch 2 conserve l’image familiale de Nintendo, mais son catalogue actuel n’offre pas encore suffisamment de jeux simples et accessibles pour les jeunes enfants. Pour une famille avec de très jeunes joueurs, une Switch OLED peut encore être un choix plus intéressant, notamment grâce à son catalogue immense.

Si votre budget est limité : mieux vaut patienter

Avec un prix qui approche les 500 €, sans compter les jeux et accessoires, la Switch 2 représente un investissement important. Si vous hésitez encore, attendre quelques annonces majeures de Nintendo peut être une bonne stratégie. 

Si vous êtes un joueur nomade : un excellent choix, malgré quelques limites

C’est probablement le profil qui profite le plus de la Nintendo Switch 2. La console reste unique grâce à son format hybride. Pouvoir jouer à des titres ambitieux dans un train, sur un canapé ou en déplacement reste un avantage difficile à retrouver ailleurs. Il faut simplement accepter deux compromis : un poids supérieur et une autonomie plus limitée. Néanmoins, des accessoires comme les coques NYXI peuvent améliorer considérablement le confort en mode portable.

Nintendo Switch 2 vs PS5 / PC Gaming : un bon complément ? 

La première Switch était souvent considérée comme une excellente deuxième console. La Nintendo Switch 2 pourrait suivre le même chemin. Elle apporte une expérience différente grâce au catalogue Nintendo et au format portable. Cependant, elle ne remplacera pas forcément un PC gaming ou une console de salon comme la machine de Sony si vous recherchez la puissance brute. D’ailleurs, si vous voulez savoir quelle version de la PS5 choisir entre Slim, Pro et Standard, n’hésitez pas à consulter notre comparatif dédié pour bien peser le pour et le contre avant de vous décider. 

💡 Mon conseil

Si vous possédez encore la première Switch, la Switch 2 représente une vraie évolution. En revanche, si vous jouez déjà sur Switch OLED et que les exclusivités actuelles ne vous attirent pas particulièrement, attendre quelques mois reste une décision tout à fait raisonnable.


Mon verdict après 1 an 

Après un an de test quotidien, mon avis sur l’achat de la Nintendo Switch 2 reste partagé. La console a clairement progressé par rapport à la première génération. L’écran est meilleur, les performances font un bond énorme, la rétrocompatibilité est excellente et le soutien des éditeurs tiers représente une vraie surprise.

Reste qu’elle n’a toujours pas trouvé son jeu événement, celui qui provoquerait le même effet que Breath of the Wild lors du lancement de la première Switch : ce déclic qui donne immédiatement envie d’acheter la console.

Les principaux défauts restent également difficiles à ignorer : une autonomie en retrait, un prix élevé, une communication Nintendo trop discrète et un catalogue first-party encore irrégulier.

Mon conseil est donc simple : si vous êtes déjà convaincu par les futures exclusivités Nintendo, la Switch 2 est un très bon investissement. En revanche, si vous hésitez encore, attendre les prochaines annonces pourrait être plus raisonnable.

La Nintendo Switch 2 n’est clairement pas un échec. Elle possède même de nombreux arguments en sa faveur. Toutefois, elle n’est pas encore le phénomène que certains joueurs espéraient. Aujourd’hui, elle ressemble davantage à une excellente base technique qui attend encore le jeu capable de révéler tout son potentiel.


FAQ : vos questions sur la Nintendo Switch 2

La Nintendo Switch 2 vaut-elle le coup ?

Oui, si vous voulez profiter des futures exclusivités Nintendo et d’une console plus puissante que la première Switch. En revanche, l’achat est moins urgent pour les possesseurs d’une Switch OLED qui jouent surtout à des jeux déjà disponibles.

Peut-on jouer aux jeux Switch sur la Nintendo Switch 2 ?

Oui, la Nintendo Switch 2 est rétrocompatible avec la quasi-totalité des jeux Switch. La plupart bénéficient même de meilleures performances, avec des temps de chargement réduits et une meilleure stabilité.

La Nintendo Switch 2 est-elle compatible 4K ?

Oui, en mode docké, la Nintendo Switch 2 peut atteindre une sortie 4K grâce au DLSS de NVIDIA. En mode portable, elle propose un écran 1080p HDR à 120 Hz.

Quelle est l’autonomie de la Nintendo Switch 2 ?

L’autonomie varie entre 2 et 6,5 heures selon les jeux. Les titres les plus exigeants peuvent descendre autour de 2 heures, ce qui reste inférieur à la Switch OLED.

Faut-il acheter la Nintendo Switch 2 maintenant ou attendre ?

Si vous souhaitez acheter la console, l’achat avant l’augmentation de prix prévue en septembre 2026 peut être intéressant. Sinon, attendre les prochaines annonces de Nintendo peut être une bonne option.

Quelle carte mémoire choisir pour la Nintendo Switch 2 ?

Il faut privilégier une carte microSD Express. Les anciennes cartes microSD classiques ne permettent pas d’installer les jeux Switch 2.

Quels sont les meilleurs jeux sur la Nintendo Switch 2 actuellement ?

Donkey Kong Bananza est probablement le jeu Nintendo le plus marquant actuellement. Cyberpunk 2077 et Final Fantasy VII Rebirth montrent également le potentiel de la console. Mario Kart World divise davantage, tandis que Metroid Prime 4 a reçu des avis plus mitigés.


Mon avis en bref : faut-il l’acheter ?

La Nintendo Switch 2 corrige la plupart des défauts de la première Switch grâce à des performances bien supérieures, une interface enfin fluide et une excellente rétrocompatibilité. En revanche, son autonomie limitée, son prix élevé et un catalogue d’exclusivités encore en construction empêchent, pour l’instant, d’en faire un achat indispensable pour tous. Si vous êtes fan de Nintendo ou que vous venez d’une première Switch, c’est une excellente évolution. Si vous possédez déjà une Switch OLED, mieux vaut attendre quelques grosses exclusivités supplémentaires avant de franchir le pas.


Nintendo Switch 2 - console de jeux portable

Points forts 🟢

  • Performances nettement supérieures à la première Switch
  • Excellente rétrocompatibilité avec les jeux Switch

Points faibles 🔴

  • Autonomie décevante sur les jeux les plus exigeants
  • Catalogue d’exclusivités encore trop limité
Note 8,5 / 10

⚡ La Nintendo Switch 2 est faite pour vous si…

  • Vous possédez une première Switch et souhaitez un vrai gain de performances.
  • Vous jouez principalement en mode portable.
  • Vous voulez profiter des prochaines exclusivités Nintendo.
  • La rétrocompatibilité avec vos jeux Switch est importante.


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